Une startup américaine a envoyé deux robots humanoïdes armés sur le front ukrainien en février 2026. Le Phantom Mk-I, fabriqué par la société Foundation, peut manier des armes à feu et effectuer des missions de reconnaissance. C'est la première fois qu'un robot de ce type est déployé dans un conflit armé réel, et le Pentagone suit le dossier de très près.
Ambiance
Un robot en acier noir qui tire au fusil
Foundation est une entreprise basée à San Francisco, cofondée par Mike LeBlanc, un ancien Marine qui cumule plus de 300 missions de combat en Irak et en Afghanistan. Parmi les investisseurs, on retrouve Eric Trump (oui, le fils de), qui occupe aussi le rôle de conseiller stratégique.
Le Phantom Mk-I est une machine en acier noir avec une visière teintée, qui fonctionne avec une vingtaine de moteurs. Il est capable de manipuler des revolvers, des pistolets semi-automatiques, des fusils à pompe et des M-16. Deux unités ont été envoyées en Ukraine en février pour des missions de reconnaissance sur la ligne de front. Sur le papier, la machine peut aussi pénétrer dans des bunkers, là où les drones classiques ne passent pas.
24 millions de dollars de contrats avec le Pentagone
Foundation détient déjà 24 millions de dollars de contrats de recherche avec l'armée de terre, la marine et l'armée de l'air américaines, et elle est homologuée comme fournisseur militaire. Des tests sont prévus avec le Corps des Marines pour des opérations de brèche, où le robot poserait des explosifs sur des portes pour faciliter l'entrée des troupes.
La version Mk-II arrive en avril 2026 avec des améliorations : étanchéité, batterie plus grosse, et une capacité de charge de 80 kilos. À terme, Foundation vise 30 000 unités par an et un prix sous les 20 000 dollars pièce. Si vous trouvez que ça fait beaucoup de robots armés, dites-vous que l'entreprise est aussi en discussion avec le département de la Sécurité intérieure pour en placer à la frontière sud des États-Unis.
Quelques questions quand même
LeBlanc défend son projet avec un argument moral : selon lui, c'est un impératif moral de mettre des robots à la guerre plutôt que des soldats. Côté critiques, des chercheurs de Harvard pointent les risques liés à l'autonomie de ces machines, aux hallucinations de l'IA et à la possibilité qu'un robot piraté se retourne contre son camp. Le secrétaire général de l'ONU a qualifié les armes autonomes létales de moralement répugnantes. Une soixantaine de pays ont signé une déclaration non contraignante, mais les États-Unis, la Russie et Israël freinent sur un traité qui aurait une vraie portée juridique.
On en dit quoi ?
Difficile de regarder ça sans penser à Terminator, et LeBlanc assume la comparaison. Le prototype tombe encore en panne de temps en temps, les 20 moteurs sont autant de points de défaillance, et personne ne sait vraiment comment la machine se comporte dans la boue ou sous la pluie. On est plus proche du gadget militaire coûteux que du soldat du futur, en tout cas pour le moment. Mais le fait que le Pentagone mette 24 millions de dollars sur la table et que l'Ukraine serve de terrain d'essai grandeur nature, ça donne quand même une idée assez nette de la direction que prennent les choses.